Menu
Libération

L'inquiétude obligée des Etats arabes.

Réservé aux abonnés

Leur solidarité avec l'Autorité palestinienne est surtout rhétorique.

Publié le 06/12/2001 à 1h52

Alors que la marge de manoeuvre de Yasser Arafat paraît quasi nulle, les Palestiniens n'ont plus qu'un espoir pour freiner l'escalade israélienne: mobiliser la communauté internationale en leur faveur, et notamment les Etats arabes. Ils ont ainsi demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. Force est pourtant de constater que, jusqu'ici, leurs efforts ont eu des résultats limités.

«Où sont les pressions? Les régimes arabes n'osent même pas élever la voix, seule la France a une attitude différente, mais elle ne peut faire contre-poids aux Etats-Unis», demandait hier Sultan Aboul Aynaïn. Représentant d'Arafat au Liban, il appelait les pays arabes à ouvrir leurs frontières aux Palestiniens qui souhaitent prêter main forte à leurs camarades en Cisjordanie et à Gaza. Pour le reste, le monde arabo-musulman n'a pas fait preuve d'une grande célérité pour répondre à la demande formulée lundi par Yasser Arafat de réunir «d'urgence» un sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).

Paradoxe. Une réunion de cette organisation devrait finalement avoir lieu à Doha «après» la réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères (et non des chefs d'Etat) des 22 pays membres de la Ligue arabe prévue dimanche au Caire. Au-delà du paradoxe qui consiste à se rencontrer «d'urgence» six jours après le début des représailles israéliennes, les régimes arabes se sont bornés à s'en prendre, par presse interposée, aux Américains accusés de «s'être alignés» sur Israël, de «mon

Dans la même rubrique