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Libération
Interview

«Le mollah Omar est un fugitif, il n'y aura pas d'amnistie»

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Publié le 08/12/2001 à 1h53

Les chefs de guerre pashtounes qui encerclaient la ville de Kandahar sont entrés vendredi dans ce dernier bastion taliban, quartier général du mollah Mohammed Omar et berceau de sa révolution islamique radi cale. Une reddition obtenue à l'issue de très longues tractations avec l'entourage direct du chef spirituel des talibans, tractations menées par Hamid Karzaï, le tout nouveau chef de l'exécutif intérimaire en Afghanistan.

Ce Pashtoun de 46 ans, rentré récemment d'un exil aux Etats-Unis, avait soutenu le régime taliban à ses débuts, avant de rompre devant ses dérives extrémistes. Hamid Karzaï avait provoqué la stupeur chez ses parrains américains en dévoilant publiquement sa promesse d'une amnistie pour les talibans en échange de leur retrait de Kandahar, quand Washington refuse la moindre clémence pour le mollah Omar.

Joint par Libération et le Washington Post, par téléphone-satellite depuis sa base arrière de Shawali Kot, à une trentaine de kilomètres au nord de Kandahar, il revient sur son offre.

Avez-vous négocié avec le mollah Omar pour obtenir sa capitulation?

Non, je communiquais avec les talibans par le biais de messages. J'avais aussi parfois des discussions en tête à tête avec des lieutenants du mollah Omar, mais jamais directement avec lui.

Avez-vous offert au mollah Omar ou aux responsables talibans des garanties en échange de la reddition de Kandahar?

Par le biais de son cabinet, j'avais fait parvenir un message au mollah Omar, il y a deux mois. Je lui demandais de

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