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Chavez contesté à Caracas

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Grève générale hier à l'appel du patronat et de syndicats.

Publié le 11/12/2001 à 1h55

«Personne n'arrêtera le Venezuela, surtout pas quelques oligarques»: Hugo Chavez a beau traiter de haut la grève générale organisée à l'appel du patronat et de la principale centrale syndicale qui a paralysé hier le Venezuela, ce mouvement de mécontentement contre 49 décrets présidentiels renforçant la mainmise de l'Etat sur l'économie est l'alerte la plus sérieuse à laquelle il est confronté depuis sa réélection en juillet 2 000.

Méthode. La révolution bolivarienne promise par l'ex-lieutenant-colonel, qui s'était rendu célèbre en conduisant un putsch manqué en 1992, a de moins en moins d'adeptes. Porté au pouvoir en 1998 par une large majorité de la population, écoeurée par la corruption et l'exclusion sociale, Hugo Chavez a vu sa cote passer au-dessous des 50 %, selon les derniers sondages. Il reste populaire auprès des paysans, dont quelques milliers ont rejoint Caracas hier pour lui exprimer leur soutien. L'un des décrets pris par le Président vénézuélien les concerne au premier chef: intitulé «loi des terres», il limite notamment la taille des grandes exploitations à 5 000 hectares et instaure des impôts sur les terres non cultivées. Plus que ses idées, c'est la méthode Chavez qui fait problème. Le Président estime-t-il que la puissante Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV) est illégitime? Il fait approuver par référendum la suspension pendant six mois de ses dirigeants. Il faut en finir avec les latifundistes? On enverra des bataillons de réservistes «semer

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