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Libération

Les Quinze rejettent tout affaiblissement d'Arafat

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A Laeken, l'Union européenne juge qu'il est un «interlocuteur légitime».

Publié le 15/12/2001 à 1h58

Laeken envoyés spéciaux

L'Union européenne «ne peut accepter les tentatives d'affaiblir ou de discréditer» Yasser Arafat. La déclaration sur le Proche-Orient adoptée vendredi par les chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze réunis à Laeken (Belgique) exhorte Israël à revenir sur sa décision de rompre tout contact avec l'Autorité palestinienne. «Pour éradiquer le terrorisme comme pour construire la paix, Israël a besoin d'un partenaire» et Arafat «président élu» est «l'interlocuteur légitime pour la négociation», affirme ce texte.

La rédaction de cet appel ne s'est pas faite sans difficulté. La présidence belge de l'Union proposait que l'Autorité palestinienne soit désignée comme le «seul interlocuteur légitime» d'Israël puisque «démocratiquement élu». Une rédaction plus ferme appuyée par la France, l'Italie et l'Espagne. Mais Londres et Berlin se sont fait tirer l'oreille. Il a donc fallu atténuer la formulation.

Pour le reste, les Quinze ont repris mot pour mot les termes adoptés par leurs ministres des Affaires étrangères, lundi dernier, qui marquent un très net durcissement de ton à l'égard du vieux leader palestinien. Ils appellent ainsi Arafat à «démanteler» les réseaux terroristes opérant depuis les territoires autonomes palestiniens et à lancer «un appel public en langue arabe à la fin de l'intifada armée».

Face à l'escalade de la violence, les Européens sont bien forcés de reconnaître leur impuissance: ils appellent donc au secours les Nations unies, les Etats-Unis, la

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