La France et l'Italie d'un côté, la Grèce de l'autre ont fait capoter deux des principaux sujets à l'ordre du jour: la localisation des sièges d'une douzaine d'agen ces européennes et l'accord définitif sur la coopération militaire avec l'Otan.
Les égoïsmes nationaux ont repris le dessus chez les Quinze. Ils se sont séparés samedi soir sans avoir pu décider où mettre l'Autorité alimentaire européenne et l'Agence européenne pour la sécurité maritime. Guy Verhofstadt proposait que la première soit à Helsinki et la seconde à Lisbonne. Mais l'Italie a refusé de renoncer à Parme. Quant à Chirac et Jospin, ils étaient prêts à sacrifier Lille à Helsinki, à condition que la sécurité maritime revienne à Nantes. Le Conseil européen commençait à dégénérer en assemblée de maquignons. «Vous qui avez tant de jolies filles chez vous, vous n'avez qu'à ouvrir une agence de mannequins», a conseillé Chirac au Premier ministre suédois. Et Berlusconi de railler son homologue finlandais: «Pourquoi voulez-vous l'Agence alimentaire quand vous ne savez même pas faire du prosciutto?» Verhofstadt a «refusé de [se] laisser embarquer dans un marchandage» qui «aurait jeté une lumière négative sur l'Europe». L'Espagne qui prend les rênes de l'UE début 2002 hérite du dossier.
Par ailleurs, les Quinze ont déclaré «opérationnelle» leur nouvelle politique de sécurité et de défense, qui s'incarnera dès 2003 par la capacité de déployer une force de réaction rapide (FRR) de 60 000 hommes. Mais ils n'ont pas ré




