New Delhi
de notre correspondant
Les armées indienne et pakistanaise ont échangé des tirs dans la nuit de mardi à mercredi sur la frontière disputée du Cachemire, marquant la reprise des hostilités armées entre les deux voisins après un vif regain de tension cette semaine. Les menaces fusent en effet de part et d'autre depuis que New Delhi a accusé Islamabad d'être derrière l'attentat contre son Parlement, qui a fait treize morts jeudi dernier. L'Inde impute l'attaque-suicide à deux groupes séparatistes cachemiris, le Lashkar-e-Toiba et le Jaish-e-Mohammed, en connivence avec les services de renseignements militaires pakistanais (ISI).
Démenti. Si le calme est rapidement revenu sur la frontière, la situation reste très fragile. Le chef de l'armée indienne, le général S. Padmanabhan, a en effet affirmé hier qu'Islamabad avait massé des troupes à la frontière, ajoutant qu'il avait en conséquence agit «de manière appropriée». Le Pakistan a immédiatement démenti cette information, accusant l'Inde de chercher une excuse pour renforcer ses propres effectifs dans la région.
Diplomatie. Devant les appels à la retenue, lancés ces derniers jours par la communauté internationale qui craint qu'un nouvel affrontement entre les deux puissances nucléaires ne vienne sérieusement compliquer une situation régionale déjà fragilisée par la crise afghane, le Premier ministre indien Atal Behari Vajpayee a toutefois baissé le ton, hier, en affirmant qu'il privilégiait la diplomatie. «Personne ne récla




