A Hollywood, on est patriote, on a répondu à l'appel pour soutenir le moral des troupes et produire des clips sur la grandeur de l'Amérique. Mais, à part les rares républicains dans le milieu Travolta ou Schwarzenegger Bush n'intéresse personne ici. On veut bien participer à l'effort de guerre mais on ne veut rien faire avec lui. C'est vrai qu'il a appris à parler sans bafouiller, qu'il n'a plus ce regard perdu du môme qui ne sait pas quoi répondre, et qu'il s'est glissé dans la peau d'un chef comme dans les films mais sur le fond rien n'a changé. On le trouve toujours aussi stupide. Si on le compare à Kennedy dont l'assassinat a eu un impact aussi important, pour l'Amérique, que le 11 septembre on voit la différence. Bush a trouvé un «job», il existe grâce à la guerre contre le terrorisme, mais pour le reste il applique le programme sur lequel il a été élu. Il réduit les impôts des riches, travaille pour les compagnies pétrolières. Il accorde des subventions aux grandes entreprises, aux compagnies aériennes en difficulté, aux victimes du 11 septembre, mais ne s'intéresse pas aux licenciés et aux chômeurs. Il met en avant une femme dans son cabinet, Condoleezza Rice, mais en même temps ferme toutes les agences pour la promotion des femmes. Enfin, il semble qu'il continue de penser, comme avant son élection, que l'Amérique doit se retirer des affaires internationales quand ses intérêts ne sont pas en jeu ou qu'elle n'est pas directement attaquée. S'il mène cette
Paula Silver: Membre du comité directeur des organisations de femmes à Hollywood «Il existe grâce à la guerre»
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Publié le 21/01/2002 à 21h44
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