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Libération
Interview

«Les Israéliens doivent sortir de nos villes»

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Publié le 07/02/2002 à 22h03

En tournée européenne, Nabil Chaath, le ministre palestinien de la Coopération internationale, s'est félicité du fait que l'Union européenne reprenne l'initiative pour une sortie de crise.

Trois proches de Yasser Arafat viennent de rencontrer Ariel Sharon ; la France propose des «idées» pour sortir de l'impasse... Va-t-on vers une relance des négociations?

Sur le terrain, le siège des villes palestiniennes se poursuit, les destructions de maisons aussi. Chaque jour, des Palestiniens sont tués, la situation est toujours explosive. Tout cela continue donc. Mais comme nous étions au bord du gouffre, il y a un faible espoir. D'une part, parce que l'opinion publique israélienne est fatiguée de Sharon. Son échec à ramener la sécurité et la paix fait chuter sa popularité. D'autre part, la grogne des réservistes de l'armée augmente et cela avait eu une grande importance au cours de l'invasion israélienne du Liban, en 1982, et pendant la première Intifada. Des personnalités israéliennes ­ du gouvernement ou non ­ rencontrent des Palestiniens. Nous multiplions les entretiens avec les responsables européens et avec les chefs d'Etat arabes. Abou Ala'a a rencontré Colin Powell la semaine dernière à Washington... J'ai reçu il y a quelques jours une lettre du secrétaire d'Etat américain qu'on peut qualifier d'équilibrée dans la mesure où il confirme notamment son engagement «continu» en faveur d'un Etat palestinien indépendant et son soutien à un processus de paix, où il affirme que les Etat

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