Par quatre fois en quatre ans, sa mort a été annoncée par la presse algérienne. Antar Zouabri, le chef des GIA (Groupes islamiques armés) est mort pour la cinquième mais probablement dernière fois vendredi, puisque c'est un communiqué officiel qui a annoncé son décès. Son identité a été confirmée par «l'analyse de ses empreintes digitales», a affirmé le commandant de la Ire région militaire, le général Fodil Cherif, en montrant le corps du terroriste à la presse, rompant ainsi avec la discrétion habituelle de l'armée. «Cet animal n'a pas opposé une farouche résistance. Il est tombé comme une patate», a précisé le général dans une allusion à l'assaut dans lequel Antar Zouabri, 31 ans, et deux de ses hommes auraient péri. Tous trois se trouvaient dans une maison près de Boufarik, une petite ville située à 35 km d'Alger, dans la plaine de la Mitidja.
Meilleur moment. Celui que le général Fodil Cherif présente comme un «sanguinaire auprès de qui Jack l'Eventreur est un enfant de choeur» avait pris la tête des GIA en juillet 1996. Il «succédait» à Djamel Zitouni, qui aurait été liquidé par des dissidents près de Médéa, après avoir lui aussi été mort et enterré plusieurs fois.
L'élimination du septième chef des GIA survient au meilleur moment pour le pouvoir, qui accuse ces groupes d'avoir assassiné des milliers de civils depuis leur création en 1992. L'ennemi public numéro 1 est en effet abattu à la veille du dixième anniversaire de l'instauration d'un état d'urgence dont le mainti




