Cette fois, le gouvernement angolais a l'air sûr de son fait: Jonas Savimbi, dirigeant du mouvement rebelle angolais de l'Unita (l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola), a été tué vendredi vers 15 heures au cours d'un accrochage avec les forces gouvernementales dans la province de Moxico, a annoncé Aldemiro de Conceiçao un porte-parole de la présidence, interrogé en direct par la radio privée portugaise TSF. «Nous exposerons bien sûr le corps de Savimbi à l'intention des photographes», a dit De Conceiçao. «Nous avions un problème qui vient d'être éliminé», a-t-il ajouté.
Guerre civile. C'est le moins qu'on puisse dire. A 67 ans, Jonas Savimbi, dont on ne savait pas encore vendredi soir s'il fallait parler de lui au passé, l'Unita n'ayant pas confirmé sa mort, est l'un des principaux acteurs de la guerre civile qui déchire l'Angola depuis l'indépendance, le 11 novembre 1975, durement acquise après une guerre de libération de quatorze ans. Ce fils de chef de gare, élevé dans le protestantisme, et un temps séduit par le maoïsme, a lui-même combattu l'armée portugaise au sein du Front de libération nationale de l'Angola avant de créer son propre mouvement. Après avoir perdu les premières élections générales angolaises de 1992 face au président José Eduardo Dos Santos, Savimbi avait fui Luanda où il ne se sentait pas en sécurité, et avait déclenché une nouvelle phase de la guerre contre le MPLA (Mouvement populaire de libération de l'Angola) du chef de l'Etat.
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