Apaiser le conflit israélo-palestinien pour mieux frapper l'Irak ; éviter que le feu s'étende aux alliés arabes des Etats-Unis ; ou empêcher une radicalisation lors du sommet arabe prévu à Beyrouth fin mars... Une semaine après que les Etats-Unis ont parrainé le «vote historique» à l'Onu d'une résolution mentionnant un Etat palestinien, leur volonté de faire baisser le niveau de tension dans la région obéit à plusieurs objectifs. «Nous pensions, estimait récemment un diplomate européen, que leur amorce de réengagement, perceptible à travers la décision de renvoyer Anthony Zinni dans la région ou les critiques sévères de Colin Powell de la politique d'Ariel Sharon, n'était que tactique destinée à s'assurer la neutralité arabe concernant de futures frappes contre l'Irak.»
Logique internationale. Deux éléments semblent indiquer, malgré tout, une relative évolution de leur politique : d'une part, le contenu de la résolution qui ne ménage pas les Israéliens en les responsabilisant au même titre que les Palestiniens et insiste sur la «nécessité de respecter» les droits de l'homme ; d'autre part la surprise que les Etats-Unis acceptent pour la première fois de réintégrer le conflit dans une logique internationale. Ils avaient en effet jusqu'ici bloqué toute initiative au Conseil de sécurité et usé de leur droit de veto pour épargner leur allié israélien.
Il y a plusieurs raisons à cela. L'échec patent de la politique sécuritaire menée par Ariel Sharon et surtout le risque qu'elle




