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Libération

Scènes d'émeutes en Kabylie

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A l'approche des élections législatives, les forces de l'ordre multiplient les expéditions punitives.

Publié le 30/03/2002 à 22h45

Les uns hurlent à la face des policiers ou des gendarmes les désormais rituels «Ulac smah ulac («pas de pardon !»)» et «Pouvoir assassin». «Hizb frança («parti de la France !»)», rétorquent les forces de l'ordre, mettant sciemment de l'huile sur le feu. Le scénario des affrontements en Kabylie, qui ont repris depuis une semaine, apparaîtrait immuable et parfaitement rodé si ce n'était l'«évolution» enregistrée ces derniers jours. «Mercredi, dans certains quartiers, notamment à Béjaïa et à Tizi Ouzou, les CNS (les CRS algériens) ont lancé de véritables chasses à l'homme, poursuivant les jeunes jusque dans les cages d'escaliers», raconte un militant associatif, interrogé par téléphone, comme tous nos interlocuteurs. «A Irdjen, des renforts de gendarmes ont semé la terreur en saccageant et pillant de nombreux magasins. Des maisons ont été arrosées de gaz lacrymogène, des familles insultées», rapporte de son côté le quotidien El-Watan, faisant état d'expéditions punitives analogues, mardi, à Larbaa Nath Irathen et à Yacouren. «A Bouira, le pire a été évité de justesse quand des fourgons de police ont foncé sur la foule, créant un mouvement de panique après lequel de nombreuses personnes ont été interpellées», affirme un militant des droits de l'homme.

Grenade lacrymogène. Irdjen, Yacouren, Freha, Mechtras, Aïn el-Hammam, Tizi Ouzou, Azazga, Béjaïa, Bouira... On ne compte plus les localités ou les villes qui se sont enflammées en Kabylie au cours des derniers jours. Comme on ne co

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