Budapest
de notre correspondante
Déjouant tous les sondages qui donnaient la victoire à la droite, le Parti socialiste hongrois a remporté dimanche le premier tour des élections législatives. Son chef de file, Péter Medgyessy, a donc de grandes chances d'être le futur Premier ministre après le deuxième tour, le 21 avril. Autre surprise, la poussée de l'extrême droite, redoutée dans les capitales européennes, n'a pas eu lieu: faute de franchir la barre requise de 5 % des voix, le parti antisémite et europhobe d'Istvan Csurka n'entrera pas au Parlement.
Mine défaite. L'actuel Premier ministre, Viktor Orban, qui escomptait la majorité absolue dès dimanche, est apparu la mine défaite en fin de soirée à la somptueuse fête au parc du Millénaire de Budapest. Lors de ce premier tour, où 210 des 386 sièges sont attribués à la proportionnelle, les socialistes (MSZP, ex-communistes réformateurs) ont obtenu un peu plus de 42 % des suffrages contre 41,1 % à la Fidesz (Jeunes démocrates) d'Orban. Dans les 176 circonscriptions attribuées au scrutin majoritaire, 25 candidats socialistes sont passés dès le premier tour (contre 23 pour la Fidesz) et 76 autres sont en ballottage favorable (contre 53 pour la Fidesz). La gauche devrait donc l'emporter au second tour grâce au soutien de ses alliés libéraux (SZDSZ, Démocrates libres, ex-dissidents, 5,55 %).
Cadeaux électoraux. «La gauche paraît bien placée car, à la différence de la droite, elle a des réserves chez les électeurs des petits partis cent




