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Blair joue gros pour guérir le système santé

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Le gouvernement britannique annonce une hausse généralisée des impôts.

Publié le 19/04/2002 à 23h05

Londres intérim

Le chancelier de l'Echiquier (le ministre de l'Economie britannique) Gordon Brown a joué mercredi le va-tout du gouvernement Blair, à trois ans des prochaines élections générales en annonçant une hausse généralisée des impôts dont le but est le sauvetage d'un système de santé au bord de la faillite. Le numéro deux du gouvernement travailliste a voulu envoyer un message fort à ses compatriotes qu'il a résumé ainsi : «Nous serons jugés sur notre capacité à améliorer le National Health Service (NHS). Or, je crois que nous en sommes capables. Oui, c'est un pari politique, mais ce n'est pas un pari trop risqué pour notre économie car celle-ci est stable.»

Sous-financement. Au centre du budget 2002 donc, un plan quinquennal d'investissement de 40 milliards de livres pour le NHS, laissé à l'abandon après plus de vingt-cinq ans de sous-financement chronique. L'objectif étant de passer à un investissement annuel dans la santé de 6,75 % à 9,4 % du revenu national, soit une hausse de 43 % sur cinq ans. La hausse des contributions directes prévue touchera salariés et employeurs. «Les contribuables américains et français contribuent beaucoup à leur système de santé. Nous devons faire la même chose. Mais la question est : comment ? Maintenant que l'argent est là, aux professionnels de la santé de jouer», a ajouté le ministre britannique. Un choix «dur et difficile à prendre», a-t-il ajouté, qui a fait froncer bien des sourcils dans les milieux financiers et dans la presse ta

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