Vienne de notre correspondant
Un an et demi après le drame, le procès de la catastrophe du funiculaire de Kaprun, cette station de ski des Alpes autrichiennes, où cent cinquante-cinq personnes trouvèrent la mort en novembre 2000, s'est ouvert mardi à Salzbourg. Seize personnes, représentants de la société d'exploitation du funiculaire, des constructeurs et du ministère des Transports, comparaissent devant la justice. Elles devront se défendre contre une armée de quarante avocats représentant les familles des disparus. Une salle spéciale a été réservée à l'extérieur du palais de justice, capable d'accueillir plus de trois cents personnes, dont un grand nombre de médias étrangers : huit nationalités sont en effet représentées parmi les victimes, dont plusieurs Américains et Japonais. Un procès compliqué dont on ne devrait pas attendre le résultat avant fin septembre.
Un élément va cependant simplifier le travail du juge : on connaît la cause de l'accident. Il s'agit d'un radiateur situé à l'arrière du petit train. Son ventilateur était cassé et, ne tournant plus, empêchait la chaleur des résistances de se diffuser convenablement. Une très forte température s'est alors concentrée à cet endroit, faisant fondre une conduite d'huile du système de freinage du convoi, et malheureusement placée bien trop près du radiateur. L'huile finit par percer, se projette sur le radiateur et prend immédiatement feu. Le tunnel dans lequel le funiculaire vient d'entrer fait alors fonction de cheminé




