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Libération

Le Parti québécois moins souverain

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L'ADQ, concurrent de droite, est le gagnant des législatives partielles.

Publié le 20/06/2002 à 0h01

Montréal

de notre correspondante

Le gouvernement québécois s'attendait à des élections partielles difficiles. Lundi, il a échappé de justesse à la déroute. Balayé non par son adversaire libéral, grand perdant du scrutin, mais, à la surprise générale, par l'Action démocratique du Québec (ADQ, droite), parti créé en 1994 et qui a dû attendre ce printemps pour faire élire son deuxième député à l'Assemblée nationale. Dans les quatre comtés appelés à élire de nouveaux députés provinciaux ­ comtés jusque-là détenus par des piliers du Parti québécois (PQ) ­ un seul «péquiste» est passé, difficilement.

«Vieilles chicanes». La large victoire de l'ADQ dans les trois autres circonscriptions fait dire à certains que son soudain succès n'est pas le feu de paille souvent décrit. Lassés des «vieilles chicanes», les Québécois se seraient laissé séduire par le «renouveau» qu'il prône. «Il y a un vrai désir de changement dans la population», a triomphé Mario Dumont, le jeune et charismatique leader de la formation, récemment adoubé meilleur premier ministrable par les sondeurs. C'est d'ailleurs avant tout à la popularité de cet ancien libéral que l'ADQ doit son ascension «météorique». Le parti entretient un tel flou sur son programme que la moitié de ses partisans le perçoit comme fédéraliste, l'autre moitié comme souverainiste...

Ces élections partielles, vécues comme une répétition des élections générales qui devront être convoquées au plus tard à l'automne 2003, sont un nouveau coup dur pour l

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