Menu
Libération

Les riches s'accrochent à leur sable

Réservé aux abonnés

Publié le 29/06/2002 à 0h07

Malibu envoyée spéciale

Si le peuple vous gêne, payez-lui le bus pour qu'il aille se baigner un peu plus loin. C'est la bonne idée des moguls (gros producteurs d'Hollywood), qui ont construit leurs maisons de vacances sur la célèbre plage de Malibu, serrées les unes contre les autres, entre la mer et la route de la côte (Pacific Coast Highway), «oubliant» de laisser des passages entre les maisons pour les surfeurs, qui voudraient se jeter dans les vagues du Pacifique. Des panneaux «Private Beach», des grilles, des portes, empêchent d'accéder au bord de mer, les chemins sont fermés. Des kilomètres de plage sans accès pour le peuple, mais où les multimilliardaires du show-business peuvent prendre tranquillement un verre sur les terrasses de leurs gigantesques maisons ­ qui valent de 8 à 30 millions de dollars ­ en regardant le coucher du soleil sur l'océan. Pour être encore plus serviables, les riches propriétaires ­ qui viennent pourtant rarement à Malibu, certains une fois par an ­ n'ont pas seulement proposé de payer le bus, ils ont aussi acheté une autre plage, à un kilomètre de là, pour l'offrir au peuple qui, lui aussi, aime Malibu (à un quart d'heure de Los Angeles).

Révolte. Les tout-puissants du show-business espèrent ainsi continuer de profiter de leur sable impeccable sans la présence incongrue de gens du commun, qui pensent que la côte californienne est propriété de l'état. Ce qui, d'ailleurs, est le cas. Jusqu'à hauteur de la ligne de la plus grande marée, le littor

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique