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Libération

Union nationale en Côte-d'Ivoire

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Le parti d'opposition de Ouattara entre au gouvernement.

Publié le 07/08/2002 à 0h36

«Gbagbo réussit son coup» : l'entrée au gouvernement du Rassemblement des républicains (RDR), principal parti d'opposition, est perçue par plusieurs quotidiens ivoiriens comme une victoire pour le chef de l'Etat, fondateur du Front populaire ivoirien (FPI). Elu en octobre 2000, il avait hérité d'un pays déchiré, mis au ban de la communauté internationale. Ecarté de la compétition électorale ­ la nationalité ivoirienne de son dirigeant, Alassane Ouattara, étant jugée «douteuse» ­, le RDR s'était violemment opposé au nouveau pouvoir. Un an et demi plus tard, Laurent Gbagbo pose souriant pour la photo devant un gouvernement d'union nationale pléthorique, 37 ministres dont une vingtaine de son propre parti qui conservent les postes clés. A l'ex-opposition, l'enseignement, le commerce extérieur, les transports ­ le RDR récupère la patate chaude d'Air Afrique. Grâce à la réconciliation, les bailleurs internationaux, de retour, signent des chèques à tour de bras.

Entretemps, un forum de réconciliation nationale a eu lieu, et Alassane Ouattara a fini par obtenir un certificat de nationalité ivoirienne. Le RDR, qui dénonçait la fraude lors des élections départementales de juillet, justifie aujourd'hui sa décision par l'intérêt supérieur de la nation. «Nous avons toujours été pour le compromis politique, c'est le pays qui gagne et le RDR ne perd rien», affirme son porte-parole Ali Coulibaly. Mais cette volonté de normalisation est mal comprise par une base «déboussolée».

La cohabitation

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