Menu
Libération

Algérie : nouvelle charge des généraux contre Bouteflika

Réservé aux abonnés

Ils ne veulent pas d'un second mandat du Président.

Publié le 14/08/2002 à 0h39

Cela pourrait être le feuilleton de l'été, période décidément peu propice aux présidents algériens. L'été 2002 n'aura pas failli à la tradition. Depuis deux semaines, le chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika est cloué au pilori par une partie de la presse privée. Le quotidien le Matin, repris notamment par le Soir, l'accuse d'être «au centre d'un scandale politico-financier», en clair, d'avoir accordé des marchés importants à des «amis des Emirats arabes unis» sans respecter les procédures légales.

Accusation. Selon ces journaux francophones, le Président aurait favorisé l'opérateur égyptien de téléphonie mobile Orascom pour l'obtention d'une licence de GSM en Algérie sur recommandation d'un de ses «amis, un homme d'affaires émirati». Vraie ou fausse, l'accusation trouve un certain crédit dans le parcours de Bouteflika. Au cours de sa traversée du désert, ce dernier séjourna en effet aux Emirats arabes unis faisant, affirme-t-on, du «consulting» auprès de Cheikh Zayed, qui dirige cette fédération du golfe Arabo-Persique.

Croire à l'«innocence» d'une telle attaque nécessite cependant une belle dose de candeur, tant les activités financières illicites sont monnaie courante au sein des «décideurs», comme on appelle en Algérie la poignée de généraux qui exercent la réalité du pouvoir. Un diplomate algérien s'en amuse franchement : «C'est Ali Baba accusé de corruption par les 40 voleurs.»

On ne peut mieux dire que l'accusation relève des sempiternels conflits au sommet de l'Etat. Et p

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique