C'est, comme souvent, dans un hameau isolé, que des tueurs ont à nouveau frappé, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans des circonstances dont on ignore à peu près tout. On sait seulement que vingt-six personnes appartenant à trois familles différentes ont été assassinées à Bokâat Lâakakcha, à une cinquantaine de kilomè tres de Chlef, à l'ouest d'Alger.
Cette nouvelle tuerie, à l'instar des précédentes, n'a pas été revendiquée, mais l'agence officielle APS l'a attribuée à un «groupe terroriste», terminologie officielle pour désigner les groupes islamistes armés. La forte implantation des GIA dans la région expliquerait la facilité avec laquelle ils frappent. Les 15 et 18 juillet déjà, les GIA avaient été accusés des massacres de sept personnes à Boukadir et de dix à Sobha, toujours dans la région.
Mais jamais depuis un mois et demi, attentat ou massacre n'avait été aussi meurtrier qu'à Bokâat Lâakakcha. Précisément depuis le 5 juillet, où l'explosion d'une bombe sur le marché de Larbâa, à 20 km d'Alger, avait fait 38 morts et des dizaines de blessés.
Accusation. Ce énième regain de violence survient quelques semaines après que le chef d'état major Mohamed Lamari eut déclaré, que les autorités avaient remporté leur guerre contre les islamistes armés. Puis, le 30 juillet, la presse avait annoncé sans être confirmée ou démentie officiellement la mort du «nouveau chef du GIA Rachid Abou Tourab, avec quatorze de ses compagnons, au cours d'une opération des forces de sécurité dan




