Menu
Libération

En Chine, des asiles très politiques

Réservé aux abonnés

Un congrès mondial de psychiatres veut dénoncer cette pratique.

Publié le 23/08/2002 à 0h43

Pékin de notre correspondant

Le comportement de la Chine vis-à-vis des droits de l'homme va se retrouver en accusation dans un forum inattendu : le Congrès mondial de psychiatrie qui s'ouvre aujourd'hui à Yokohama (Japon). Une conférence qui devrait être le coup d'envoi d'une bataille de longue haleine rappelant le combat mené, dans les années 70 et 80, contre les abus psychiatriques en Union soviétique. Comme l'URSS en son temps, la Chine communiste est accusée de recourir massivement à la psychiatrie comme moyen de contrôle politique et social de sa population, en violation des normes internationales.

Motion. Au congrès trisannuel de l'Association mondiale de psychiatrie (AMP), la charge sera lancée par la délégation britannique, issue du Collège royal des psychiatres, qui a l'intention de soumettre au vote une motion exigeant une mission d'enquête indépendante en Chine, avec le pouvoir de mener librement des analyses cliniques. Les Britanniques seront soutenus par plusieurs délégations européennes, celle des Etats-Unis et, semble-t-il, de la Russie, «ce qui est très significatif, vu le passé de ce pays», souligne Robin Munro, défenseur des droits de l'homme en Chine, qui sera présent dans les coulisses à Yokohama. La Chine sera elle aussi représentée par une délégation, dont on peut s'attendre à ce qu'elle démente ces accusations ­ comme l'a déjà fait Pékin ­ et s'oppose farouchement à l'adoption de cette motion. A la clé, comme avec l'URSS en 1983, se profile l'exclusion d

Dans la même rubrique