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Europe: désamour de Strasbourg

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Le siège du Parlement est de plus en plus décrié. Tour d'horizon des anti et des pro.

Publié le 31/08/2002 à 0h48

Strasbourg (UE)

envoyés spéciaux

Le siège du Parlement européen restera-t-il à Strasbourg ? Pas sûr. Chaque jour, les eurodéputés contestent un peu plus la règle gravée dans le marbre du Traité depuis 1992, qui les contraint, douze fois par an, à tenir une session plénière dans la capitale alsacienne. Avec l'élargissement, Strasbourg, mal desservi, aura de moins en moins de soutiens. Les Français ne peuvent plus compter que sur les députés allemands, luxembourgeois, belges et une partie de ceux du sud de l'Europe ainsi que sur les conservateurs britanniques, pour lesquels un Parlement éclaté est un Parlement faible. C'est à Edimbourg, en décembre 1992, que les chefs d'Etat et de gouvernement ont consacré Strasbourg comme siège du Parlement; Bruxelles hérite alors de «minisessions», et Luxembourg d'une importante partie des services administratifs. Mais au fur et à mesure que les eurodéputés affirmaient leurs pouvoirs, le lobby anti-Strasbourg a pris de l'ampleur. Depuis deux ans, la durée des sessions est passée de cinq à quatre jours, sous le prétexte d'économies. L'ordre du jour des réunions strasbourgeoises se vide peu à peu au profit des minisessions bruxelloises. Faut-il alors se battre pour Strasbourg ou abandonner le combat ?

Pour Strasbourg

Le polycentrisme. Depuis ses débuts, l'Europe a fait le choix du polycentrisme : Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg. Depuis, cette tendance s'est affirmée (voir carte ci-dessous) : la Banque centrale européenne est à Francfort, Europ

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