Les Etats-Unis s'apprêtent à commémorer le «nine eleven», le 11 septembre. Jour noir de leur histoire qui vit la plus incroyable attaque terroriste jamais perpétrée abattre les tours du World Trade Center à New York, éventrer le Pentagone et faire 3050 victimes. Royaume
de l'optimisme proclamé, l'Amérique est aujourd'hui une hyperpuissance inquiète. Enquête sur les stigmates du 11 septembre.
Al-Qaeda est toujours présent aux Etats-Unis et a les moyens d'organiser un autre attentat, l'administration américaine en a la certitude. Un an après le 11 septembre, la plus vaste chasse à l'homme de tous les temps, lancée par Washington, est loin d'avoir atteint son but. Dès le 12 septembre pourtant, les autorités avaient promis d'«anéantir» les responsables des attentats. Résultat ? Après l'identification rapide des 19 kamikazes, répartis en quatre équipes qui ont précipité leurs avions sur les Twin Towers, le Pentagone et dans un champ de Pennsylvanie, à défaut d'atteindre la Maison Blanche, les enquêteurs américains n'ont pas réussi à remonter le fil. Seul le parcours du trio de Hambourg a été élucidé : Mohamed Atta, le chef du groupe et surtout le cerveau et maître d'oeuvre présumé des attentats, Marwan al-Shehhi et Ziad Jarrah, qui ont, chacun, pris les commandes d'un avion et dirigé une équipe.
C'est en effet d'Allemagne et non des Etats-Unis que sont parvenues les informations les plus inédites sur la genèse des attaques. L'enquête allemande a décortiqué les activités de la «cellu




