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Les principaux points du dossier à charge

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Bagdad continuerait à produire des armes chimiques et biologiques.

Publié le 25/09/2002 à 1h07

Londres intérim

Les cinquante-cinq pages du dossier présenté par Tony Blair au Parlement ont été compilées par le JIC, Joint Intelligence Committee, services d'espionnage et d'analyse spéciaux du Premier ministre britannique, créés par Winston Churchill au début de la Seconde Guerre mondiale. Le dossier a également été rédigé en collaboration avec les inspecteurs en désarmement des Nations unies. Il s'articule autour de treize points.

Laboratoires de campagne. Le premier : «L'Irak continue, malgré les résolutions de l'ONU depuis onze ans, à produire des agents chimiques et biologiques et à fabriquer des armes de ce type en vue de leur utilisation militaire, notamment contre les civils irakiens eux-mêmes.» Les usines les fabriquant ont été reconstruites un peu partout dans le pays et possèdent chacune des programmes à la fois civils et militaires. L'ancien personnel de l'industrie chimique militaire d'avant 1991, rappelé par le régime de Saddam, y a repris ses fonctions. «Certaines de ces armes sont opérationnelles en seulement 45 minutes. L'infrastructure pour leur utilisation est en place et active.» Pour mieux tromper la vigilance des inspecteurs de l'ONU, «le régime de Saddam Hussein a développé un système de laboratoires de campagne mobiles et à but militaire», plus faciles à cacher. Parmi les agents biologiques pouvant désormais être produits par l'Irak, le dossier de Blair cite notamment l'anthrax et le bacille du botulisme. «Des armes entraînant une mort lente et extrêm

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