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La grève générale en Afrique du Sud révèle des dissensions au sein de l'ANC.

Publié le 03/10/2002 à 1h16

Johannesburg correspondance

Mobilisation en demi-teinte pour la grève générale de quarante-huit heures lancée par la puissante centrale syndicale Cosatu en Afrique du Sud. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue mardi pour dénoncer la politique de privatisation du président Mbeki et protester contre un taux de chômage qui atteint presque 30 %, un chiffre multiplié par deux en sept ans.

L'heure des comptes. La mobilisation, inégale dans le pays, a été très forte dans le secteur automobile de la région de Pretoria et dans celui des mines, mais faible dans le secteur public. La chambre de commerce sud-africaine a estimé, quant à elle, à 15 % le taux de participation de la grève (contre 60 % selon la Cosatu), tout en indiquant que le mouvement coûtait au pays 21 millions de dollars par jour. Mais, pour les manifestants, il s'agissait surtout de rappeler au président Mbeki que l'heure des comptes avait sonné : «C'est nous qui l'avons porté au pouvoir, il ne faudrait pas qu'il l'oublie, il doit tenir ses promesses en créant plus d'emplois», explique notamment Liliane, de la coordination des infirmières de la Cosatu, lors de la manifestation de mardi à Johannesburg. Mbeki, qui craint qu'une reculade sur sa politique de privatisations effraie les investisseurs étrangers, a condamné cette grève.

«Ultrafaim». Mais l'enjeu de cette grève est avant tout politique : la Cosatu fait partie de la coalition au pouvoir avec l'ANC et le Parti communiste sud-afric

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