New Delhi
de notre correspondant
Après avoir dominé quasiment depuis l'indépendance (1947) la vie politique de la partie du Cachemire occupée par l'Inde (le Pakistan occupant l'autre), le parti pro-indien de la Conférence nationale (NC) vient de subir une défaite cinglante à l'issue des élections régionales. Le Jammu et Cachemire, seul Etat de l'Inde à majorité musulmane, ne sera donc plus dirigé par ce parti, de longue date inféodé au pouvoir central.
Premier pas. Cette formation, fief de la dynastie des Abdullah depuis 1931, a perdu d'un seul coup une trentaine de sièges dans l'assemblée régionale. Son chef, le jeune Omar Abdullah, donné favori pour succéder à son père Farooq au poste de chef de gouvernement, n'est même pas élu dans sa circonscription. Amer, Farooq Abdullah n'a ainsi eu d'autre choix que de remettre sa démission, vendredi, laissant pour la première fois la place à des partis favorables à un dialogue entre New Delhi et les séparatistes. Un bouleversement qui pourrait bien constituer un premier pas vers un règlement du conflit séparatiste qui ensanglante l'Etat depuis 1989.
Bien qu'aucun parti n'ait réussi à dégager une majorité claire, les résultats du scrutin laissent en effet penser que le prochain gouvernement régional sera fondé sur une coalition dirigée par le parti du Congrès, principal parti d'opposition au niveau fédéral, et le Parti démocratique du peuple (PDP), un parti local récemment créé.
Or, bien que pro-indiennes, ces deux formations politiques se




