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Londres pompier en Irlande du nord

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Le gouvernement britannique veut sauver les élections.

Publié le 15/10/2002 à 1h25

Belfast envoyé spécial

Les écrans bleus, disposés dans le hall, annoncent encore l'ordre du jour de débats qui n'auront sans doute pas lieu avant des mois. Dans l'immense palais néoclassique de Stormont, tout en marbre et en lambris, plus d'une vingtaine de textes législatifs se bousculent. Mais «le droit de grève», «l'avenir de l'hôpital» et «les investissements stratégiques» attendront. Pour la quatrième fois depuis les accords de paix d'avril 1998, l'Assemblée et le gouvernement de la province viennent d'être suspendus.

Le ministre britannique à l'Irlande du Nord, John Reid, a préféré geler les institutions semi-autonomes plutôt que de les laisser s'effondrer. «Nous sommes dans l'impasse, a-t-il avoué hier. Au cours des dernières semaines, le processus politique a connu des difficultés croissantes. J'espérais sincèrement que nous pourrions relever ces défis, cela s'est révélé impossible.» Il va dorénavant administrer lui-même la province, mais espère que cette période de quarantaine sera «de courte durée» et s'achèvera à temps pour permettre la tenue d'élections locales en mai.

Les plus pessimistes se demandent si une année suffira pour rétablir la confiance entre unionistes protestants et nationalistes catholiques. David Trimble, le Premier ministre protestant, a exigé jusqu'à la dernière minute le renvoi de son gouvernement des ministres de Sinn Féin, l'aile politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), sur fond d'affaire d'espionnage (lire ci-contre). Les républicai

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