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Libération

La voie est libre pour une Europe à 25

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A Bruxelles, les Quinze se sont mis d'accord sur le financement de l'élargissement.

Publié le 26/10/2002 à 1h33

Bruxelles envoyés spéciaux

L'Union européenne aura été ponctuelle à son rendez-vous avec l'Histoire : rien désormais ne bloque plus l'adhésion de dix nouveaux pays (1) début 2004. Et la route se dégage pour les candidats à la traîne, la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie. Réunis jeudi et vendredi en sommet à Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze ont démenti tous les Cassandre qui prédisaient l'échec de leur marchandage sur le financement de la grande Europe.

«Big bang». Après le coup de théâtre de l'accord passé, la veille, entre Chirac et Schröder pour plafonner les dépenses agricoles dans l'Union élargie (lire ci-dessous), le plus dur était fait. Comme ils s'y étaient engagés, les Quinze ont ainsi réussi à s'entendre sur le coût financier de l'élargissement : les Dix se voient offrir quelque 40 milliards d'euros à se partager sur deux ans. A charge pour eux de conclure les derniers chapitres de négociation, d'ici le Sommet de Copenhague, les 12 et 13 décembre, s'ils veulent signer le traité d'adhésion à Athènes en avril 2003.

Ce Sommet de Bruxelles ne confirme pas seulement le «big bang» d'un élargissement à 25, tel que l'avait proposé la Commission européenne. Les chefs d'Etat et de gouvernement ont aussi envoyé des signaux positifs aux trois autres pays candidats : contrairement au projet initial de conclusions, rédigé par le Danemark (pays qui préside l'UE jusqu'à la fin de l'année), la date de 2007 est désormais inscrite noir sur blanc pour l'adhésion

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