São Paulo
de notre correspondante
Plus de 115 millions de Brésiliens se rendent aux urnes dimanche pour le second tour du scrutin présidentiel, qui désignera le successeur du président social-démocrate Fernando Henrique Cardoso, au pouvoir depuis huit ans. L'élection oppose Luiz Inacio da Silva, «Lula», 57 ans, candidat du Parti des travailleurs (PT, de gauche), au sénateur social-démocrate José Serra, 60 ans, candidat du gouvernement.
«Vague rouge». En lice pour la quatrième fois consécutive, après trois défaites, Lula est le grand favori. Il est crédité de 66 % des intentions de vote contre 34 % pour son adversaire. Au premier tour, le 6 octobre, l'ancien métallurgiste avait remporté 46,6 % des suffrages, contre 23,2 % pour José Serra.
Très marqué à gauche depuis sa fondation, en 1980, le Parti des travailleurs de Lula se consacre depuis plus d'un an, non sans tiraillements internes, à une opération de «recentrage» capable de lui faire dépasser son socle électoral traditionnel, qui n'avait jamais atteint plus de 30-35 %. Son adversaire, José Serra a payé durant toute la campagne son manque de charisme et le fait de représenter le gouvernement sortant.
Le 6 octobre, les Brésiliens avaient aussi voté pour les dé putés, les sénateurs, les gouverneurs des 27 Etats de la fédération et les représentants régionaux. Le scrutin législatif a consacré une «vague rouge», représentée par la poussée du PT, désormais la première force du Parlement, avec 91 sièges sur 513. En cas de victoire,




