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Libération

Le soutien limité de Lula au président Chavez

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Il refuse d'inclure la France, la Russie et Cuba dans le groupe de pays chargé de faciliter le dialogue au Venezuela.

Publié le 20/01/2003 à 21h54

Sao Paolo de notre correspondant

Le Président vénézuélien, Hugo Chavez, rentre bredouille de Brasilia, où il a mené une visite éclair samedi. Luiz Inacio Lula da Silva, son homologue brésilien, a beau être un «extraordinaire ami», selon les mots de Chavez, il n'en a pas moins refusé d'élargir le «Groupe des pays amis du Venezuela», créé la semaine dernière à l'initiative de Brasilia pour tenter de «faciliter le dialogue» entre le président vénézuélien et son opposition, qui paralyse l'industrie pétrolière depuis plus d'un mois pour le forcer à démissionner.

Vassal. Chavez était venu dire à Lula le mal qu'il pensait de la composition de ce groupe (Brésil, Etats-Unis, Chili, Mexique, Espagne, Portugal). Et de la présence des Etats-Unis et de l'Espagne, qu'il considère comme le vassal de Washington en Amérique latine. Ces deux pays avaient soutenu le coup d'Etat qui l'avait écarté du pouvoir pendant deux jours, en avril dernier. Aussi, le Vénézuélien a-t-il plaidé l'entrée de la France, de la Russie et même de Cuba, pays qu'il juge favorables à une solution acceptable pour lui. Objectif : faire contrepoids à Washington et Madrid, dont il craint qu'ils n'imposent à leurs partenaires la tenue d'élections anticipées, réclamées par l'opposition et rejetées par Chavez. Mais Lula n'a pas cédé. «Nous avons expliqué à Chavez que la composition de ce groupe obéissait à un équilibre délicat (entre pays pro et anti-Chavez, ndlr)», a déclaré le chef de la diplomatie brésilienne. Lula signifi

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