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Libération

Une mosquée radicale dans la mire de Londres

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Sept personnes arrêtées lors d'un raid à Finsbury Park.

Publié le 21/01/2003 à 21h55

Londres de notre correspondant

La mosquée de Finsbury Park grouille d'uniformes. Plusieurs heures après l'assaut, des dizaines de policiers bloquent toujours l'accès au bâtiment de quatre étages, flanqué d'un petit minaret en béton. D'autres patrouillent à pied dans les rues adjacentes ou se réchauffent dans leurs camionnettes. A la sortie du métro, tout proche, deux agents distribuent des tracts aux passants. «Bien que cette opération intervienne dans le cadre de l'enquête antiterroriste, rien n'autorise à penser qu'il existe un danger pour le public», explique le communiqué.

Documents. Ali, qui tient une boucherie halal dans Blackstock Road, une rue parallèle, a été réveillé en pleine nuit par les bruits de deux hélicoptères. «Ils tournaient juste au-dessus de nous et éclairaient les toits avec des projecteurs.» Au même moment, des policiers, équipés d'échelles et de marteaux, investissaient la mosquée. Pendant qu'un groupe tambourinait sur la porte, d'autres forçaient les fenêtres du premier étage. Sept hommes qui dormaient à l'intérieur de l'édifice ont été embarqués. Six d'entre eux seraient algériens. De nombreux documents ont été saisis, ainsi qu'un pistolet susceptible de tirer des gaz incapacitants.

Selon le commissaire Andy Trotter, le raid est lié à la découverte, le 5 janvier, de traces de ricine, un poison extrêmement violent, dans un appartement du nord de Londres. L'une des sept personnes capturées lors du démantèlement de ce mini-laboratoire clandestin travailla

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