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Portrait

El-Baradei, bon «serviteur international»

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Le diplomate arabe de l'AIEA est un atout en pleine crise irakienne.

Publié le 13/02/2003 à 22h13

Vienne de notre correspondant

Pour les Américains, c'est une chance extraordinaire qu'il soit arabe. Et musulman de surcroît. Alors qu'ils s'apprêtent à déclencher la guerre contre Saddam Hussein, avoir un Egyptien à la tête des inspecteurs nucléaires en Irak constitue une excellente caution morale. D'autant plus qu'ils n'ont pas à craindre la moindre traîtrise de sa part. Mohamed el-Baradei est en effet un pur produit des organisations internationales, qu'il sert de façon très fidèle depuis bientôt trente ans. Né en 1942 au sein de la haute bourgeoisie cairote, dont les valeurs sont depuis longtemps résolument tournées vers l'Occident, le jeune Mohamed commence par étudier le droit. Pour très vite s'envoler vers New York, capitale plus ambitieuse, dans laquelle il passera un doctorat de droit international. A 32 ans, le voilà diplomate, représentant son pays auprès de l'ONU, d'abord à New York, puis à Genève.

Prolifération. Cet homme à la silhouette élégante, subtil connaisseur de musique classique, entre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA, dont le siège est à Vienne) dès 1984, organisation dont il gravit peu à peu les plus hauts échelons. En 1997, l'Agence se cherche un nouveau directeur, en remplacement du Suédois Hans Blix (aujourd'hui à la tête des inspecteurs en Irak chargés des armes balistiques, chimiques et biologiques), en fonction depuis déjà seize ans. Les Américains ont toujours dominé l'AIEA, un organisme qu'ils ont créé en 1957 et qui a pour f

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