Menu
Libération

Le Japon, champion du don en Afghanistan

Réservé aux abonnés

Tokyo veut jouer un rôle clé dans la reconstruction de ce pays sinistré.

Publié le 25/02/2003 à 22h39

Tokyo de notre correspondant

Hôte de la conférence sur la «consolidation de la paix en Afghanistan», à laquelle participaient ce week-end à Tokyo 30 pays et 10 organisations internationales, le Japon a réaffirmé sa volonté de jouer un rôle clé dans les équilibres régionaux. Hier, au Cambodge et au Timor oriental, aujourd'hui en Afghanistan. Réitérant sa volonté de ne pas devenir une puissance militaire (sa Constitution le lui interdit), le Japon préfère «financer davantage de missions humanitaires dans le cadre des Nations unies».

Désarmement. Un an après la conférence de Tokyo pour la reconstruction de l'Afghanistan à l'issue de laquelle 61 pays s'étaient engagés à offrir 4,5 milliards de dollars au nouveau gouvernement de Kaboul, le président afghan Hamid Karzaï s'est vu octroyer samedi par le Japon 35 millions de dollars (33 millions d'euros). Une misère certes, en comparaison de l'aide japonaise globale (une dizaine de milliards de dollars par an, dont 1 milliard réservé au continent africain). Mais qui représente trois fois la mise engagée par les Etats-Unis (10 millions de dollars). Bien plus que la Grande-Bretagne (3,5 millions de dollars) et le Canada (2,2 millions). Au total, la trentaine de pays donateurs (dont la France, l'Allemagne, l'Italie et la Russie) alignent 50,7 millions de dollars pour secourir l'Afghanistan dévasté par vingt-trois ans de guerre, où des élections libres se dérouleront en 2004.

De quoi financer le programme baptisé Désarmement, démobilisation

Dans la même rubrique