Vienne de notre correspondant
Pourquoi tout ce cirque (chute du gouvernement, élections anticipées) pour reprendre les mêmes et recommencer ? Pourquoi trois mois de négociations si tout semble avoir été joué d'avance ? Ces questions, une majorité d'Autrichiens se les posaient vendredi à l'annonce de la reconduction pure et simple de l'ancien gouvernement, une coalition entre conservateurs et extrême droite. Après de vaines tractations avec les sociaux-démocrates (deuxième parti du pays, 36,5 % des voix aux élections de novembre) puis avec les Verts (9,5 %), les «Noirs» de l'OVP (droite conservatrice) ont finalement décidé de nouer une nouvelle alliance avec les «Bleus» de l'extrême droite (FPO). Dans le cabinet Schüssel II, l'OVP a largement l'avantage : il obtient sept ministères, contre trois pour le FPO. Le poste de vice-chancelier est laissé au nouveau chef du FPO, Herbert Haupt.
Wolfgang Schüssel a choisi l'option la plus avantageuse pour son parti. Auréolé de prestige pour avoir offert une victoire spectaculaire aux conservateurs lors des dernières élections (42 % des voix, contre 27 % en 1999), il a dicté la plupart des chapitres du programme de coalition à une extrême droite humiliée par sa débâcle électorale. En novembre, le parti de Haider est tombé à 10 % des suffrages, contre 27 % trois ans plus tôt. Ce programme semble pourtant peu favorable à la clientèle de petites gens qui forme le noyau de l'électorat du FPO : augmentation des impôts indirects (notamment sur l




