Vienne de notre correspondant
Wolfgang Schüssel a beau faire comme si le FPO était devenu un parti «sérieux et fiable», la formation d'extrême droite autrichienne constitue un facteur d'instabilité encore plus dangereux qu'auparavant. Et cela à cause d'au moins trois raisons. La première tient à Jörg Haider lui-même. La figure historique du FPO, après avoir juré mille fois de «ne plus jamais se mêler de se qui se passe à Vienne», est bel et bien toujours là. Loin de se consacrer exclusivement à la Carinthie, le Land dont il est le gouverneur très apprécié, Haider a déjà tiré plusieurs salves contre le nouveau gouvernement. Avant-hier, il dénonçait encore les «nouveaux fardeaux fiscaux» que ses compatriotes vont devoir subir.
Loyauté. Bien qu'à l'origine du désastre dans lequel est plongé le parti depuis l'été, le gouverneur de Carinthie est loin d'avoir perdu toute influence au sein du FPO. La base, complètement abasourdie par la débandade de ces derniers mois, continue de voir en lui le seul qui puisse sauver le parti de l'anéantissement. Mais surtout, au sein du gouvernement Schüssel II, Haider peut compter sur la loyauté de quasiment tous les membres du FPO. Herbert Haupt, le nouvel homme fort du parti et aujourd'hui vice-chancelier d'Autriche, même s'il s'est permis récemment quelques critiques envers son ancien mentor, reste avant tout un nationaliste de Carinthie et obéit, à ce titre, à la même idéologie dure incarnée par Haider et ses acolytes. Le nouveau et ancien mini




