Par 53,65 % des voix, les Maltais ont dit oui, ce week-end, à l'adhésion de leur petite île à l'Union européenne. Mais le chef de l'opposition travailliste, Alfred Sant, a immédiatement contesté ces résultats, affirmant au contraire avoir remporté le référendum du 8 mars. Alors que le dépouillement se déroulait hier dans une atmosphère électrique, le leader du Malta Labour Party (MLP) est intervenu sur la chaîne de télévision Super One (tenue par les travaillistes) pour se réjouir que le oui n'ait pas réussi à franchir la barre de 50 % des électeurs inscrits. Selon sa méthode très personnelle de comptage, qui additionne les non, les bulletins nuls et les abstentions, 52 % des Maltais se seraient en fait prononcés pour la formule de «partenariat» souple avec l'UE, dont le MLP a fait son mot d'ordre pendant la campagne.
Affluence. Pour le Premier ministre nationaliste Eddie Fenech-Adami, il est au contraire «tout à fait clair que les Maltais ont dit oui à l'adhésion» : «Notre devoir est d'assurer maintenant que cette volonté soit respectée et appliquée.» Sur la base légale des bulletins exprimés, le oui à l'UE l'aurait emporté par environ 19 000 voix d'avance, une marge jugée plus que confortable dans ce micro-Etat de 380 000 habitants et de 316 km2. Entre les deux partis rivaux qui monopolisent la bouillante scène politique locale, le plus gros écart enregistré fut seulement de 13 000 voix. La participation s'est élevée samedi à 91 %, ce qui n'est pas une affluence exceptionne




