Montréal
de notre correspondante
Déclenchée une semaine avant le début de la guerre en Irak et largement éclipsée par le conflit, la campagne électorale québécoise s'achève sur un retournement de situation inattendu.
Avance. Pour la première fois, les sondages donnaient, vendredi, une avance significative au Parti libéral du Québec (PLQ) de Jean Charest, dont la prestation lors du débat télévisé des chefs politiques a impressionné. Déjà en novembre 1998, lors du dernier scrutin provincial, ce parti fédéraliste (opposé à l'indépendance de la province, ndlr) avait remporté la majorité des voix, mais du fait de la grande concentration de ses électeurs dans les circonscriptions non francophones, il avait obtenu moins de siège que le Parti québécois (PQ, indépendantiste). Cette fois, son avance pourrait être suffisante pour mettre fin à neuf années de gouvernement péquiste.
Si la majorité des Québécois fait un bilan satisfaisant du gouvernement que dirige Bernard Landry devenu Premier ministre après la démission de Lucien Bouchard, en mars 2001 , les électeurs semblent vouloir privilégier le changement coûte que coûte. Landry a beau mettre en avant sa semaine de travail de quatre jours et sa troisième semaine de congés payés, il sent le vent changer. Le PQ, qui connaissait pourtant un regain de popularité depuis janvier et faisait montre de beaucoup d'assurance ces derniers jours, a lancé ce week-end «l'opération Fierté» pour remobiliser ses troupes.
Nouveau référendum. Si le Premi




