Un commentateur asiatique se demandait, la semaine dernière, quel serait l'impact des images des statues déboulonnées de Saddam Hussein sur Kim Jong-il, le dictateur nord-coréen qui, contrairement à son peuple, a accès aux chaînes de télévision par satellite. Un début de réponse est arrivé ce week-end, avec la première concession nord-coréenne depuis le début du bras de fer nucléaire, entamé en octobre dernier avec les Etats-Unis.
Après avoir réclamé en vain des négociations directes avec les Etats-Unis, le régime nord-coréen a fait savoir, dimanche, qu'il était prêt à renoncer à «une forme particulière de dialogue», un glissement sémantique indiquant apparemment une disponibilité à rencontrer les Américains dans un cadre multilatéral plus acceptable pour Washington. En échange, Pyongyang réclame des Etats-Unis un «courageux retournement concernant leur politique coréenne en vue d'un règlement de la question nucléaire»...
Progrès. Il faut avoir étudié de très près la phraséologie nord-coréenne pour distinguer le changement de ton, mais ça a suffi à George Bush pour estimer, dimanche, qu'il y avait «des progrès» dans le dossier coréen et envisager un «forum international» pour servir de cadre à ces négociations. Suffisamment, aussi, pour susciter une certaine euphorie à Séoul : la hausse de la Bourse de Séoul et l'appréciation du won, la monnaie sud-coréenne, sont à la mesure de l'espoir.
Pour les dirigeants sud-coréens, pas de doute, c'est bien l'«effet Saddam» qui a joué dans




