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Libération

Crise nucléaire : Pyongyang fait des concessions

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La Corée du Nord prête au dialogue avec les Etats-Unis.

ParPierre Haski
Pékin de notre correspondant
Publié le 15/04/2003 à 22h50, mis à jour le 15/04/2003 à 22h50

Un commentateur asiatique se demandait, la semaine dernière, quel serait l'impact des images des statues déboulonnées de Saddam Hussein sur Kim Jong-il, le dictateur nord-coréen qui, contrairement à son peuple, a accès aux chaînes de télévision par satellite. Un début de réponse est arrivé ce week-end, avec la première concession nord-coréenne depuis le début du bras de fer nucléaire, entamé en octobre dernier avec les Etats-Unis.

Après avoir réclamé en vain des négociations directes avec les Etats-Unis, le régime nord-coréen a fait savoir, dimanche, qu'il était prêt à renoncer à «une forme particulière de dialogue», un glissement sémantique indiquant apparemment une disponibilité à rencontrer les Américains dans un cadre multilatéral plus acceptable pour Washington. En échange, Pyongyang réclame des Etats-Unis un «courageux retournement concernant leur politique coréenne en vue d'un règlement de la question nucléaire»...

Progrès. Il faut avoir étudié de très près la phraséologie nord-coréenne pour distinguer le changement de ton, mais ça a suffi à George Bush pour estimer, dimanche, qu'il y avait «des progrès» dans le dossier coréen et envisager un «forum international» pour servir de cadre à ces négociations. Suffisamment, aussi, pour susciter une certaine euphorie à Séoul : la hausse de la Bourse de Séoul et l'appréciation du won, la monnaie sud-coréenne, sont à la mesure de l'espoir.

Pour les dirigeants sud-coréens, pas de doute, c'est bien l'«effet Saddam» qui a joué dans

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