Montréal
de notre correspondante
Après neuf années de gouvernement «péquiste» du Parti Québécois (PQ), souverainiste, le vent du changement a soufflé sur la province canadienne francophone. Lundi, les Québécois ont donné une majorité claire au Parti libéral du Québec (PLQ), envoyant 76 de ses députés à l'Assemblée nationale (sur 125), contre 50 lors de la dernière législature. Le chef du PLQ, Jean Charest, succédera à Bernard Landry comme Premier ministre de la province.
«Pas de déshonneur». Le PQ a fait les frais du «désir de changement» manifesté dans les sondages par plus de 60 % de la population. En dépit de bons résultats économiques, les cinq millions et demi d'électeurs ont favorisé l'alternance. Le PQ a récolté 33 % des suffrages et a fait élire 45 députés (contre 67 dans l'assemblée sortante). «Ce n'est nullement dans le déshonneur que nous quittons la gestion des affaires», a commenté le Premier ministre sortant qui entend devenir le chef d'une opposition «forte». Quant à l'Action démocratique du Québec (ADQ), qui avait fait l'objet, l'an passé, d'un engouement spectaculaire, elle n'a obtenu scrutin majoritaire oblige que 4 députés, malgré les 18 % de voix obtenues.
Parachutage. Ce n'est que récemment, après un débat télévisé entre chefs de partis, que la cote de popularité de Jean Charest a décollé. Longtemps boudé par l'électorat francophone qui semblait douter de ses capacités à gouverner, mal-aimé des Québécois, cet ex-avocat de 44 ans a souffert de son parachu




