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Libération

Sommet à Bangkok contre le Sras

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Les leaders asiatiques se montrent rassurants et débloquent 1,4 million d'euros.

Publié le 30/04/2003 à 23h04

Bangkok de notre correspondant

Cela devait être une opération de relations publiques pour démontrer la détermination des leaders des dix pays d'Asie du Sud-Est, de la Chine et de Hongkong à lutter ensemble contre l'épidémie de pneumonie atypique ou Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) qui touche une bonne partie de l'Asie orientale. Au terme d'un sommet convoqué en urgence à Bangkok, ces onze chefs d'Etat et de gouvernement et le Hongkongais Tung Chee-hwa ont annoncé leur confiance dans l'union face à la maladie : un fonds pour la recherche et la prévention doté d'1,4 million d'euros est mis en place, des procédures standardisées de contrôle pour les passagers au départ des aéroports asiatiques sont inscrites au programme, un système d'alerte est décidé.

Dégâts économiques. Le Premier ministre thaïlandais a même exprimé sa «conviction personnelle» que l'épidémie serait terminée en Chine, à Singapour et à Hongkong «dans deux mois». Surtout, il a voulu se montrer rassurant : «La peur du Sras est pire que le Sras lui-même. Il faut expliquer aux gens la nature réelle de la maladie.» Des propos qui s'appuient sur les derniers communiqués de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) indiquant que la propagation a atteint son plafond dans tous les pays, sauf la Chine. Et qui visent aussi à limiter les dégâts que la maladie provoque dans le domaine économique.

Mais, malgré toutes les précautions de langage, la gravité de la situation a été nettement perceptible chez les leaders pré

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