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Libération

Les patriotes écossais pas douchés

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Quatre ans d'autonomie régionale ont pourtant endigué le séparatisme.

Publié le 02/05/2003 à 22h50

Ochil Hills envoyé spécial

William Wallace, la bouche ouverte, les poings serrés, semble prêt à charger les Anglais. Sur la stèle, le sculpteur a gravé le mot «Liberté». Avec ses cheveux longs et son kilt anachronique, le vainqueur de l'armée du roi Edouard en 1297 ressemble à s'y méprendre à sa version hollywoodienne incarnée par Mel Gibson dans Braveheart. La statue, postérieure au film, a été placée au pied d'un immense monument élevé à la mémoire du héros écossais au XIXe siècle. Une tour néogothique, sortie d'un roman de Walter Scott, qui, juchée sur un piton rocheux, domine le site de la bataille «du pont de Stirling».

«C'est du folklore. Mais le fait que des gens aient pu construire en 1869 un tel ouvrage témoigne de la force du patriotisme écossais», déclare George Reid, l'un des dirigeants du Scottish National Party. Dans le parlement sortant d'Edimbourg, il occupait la vice-présidence. Depuis des mois, il fait campagne à l'ombre du «Wallace Monument». Une présence très symbolique que ses partisans n'oublient pas d'exploiter. «Votez Reid, votez SNP», proclame une grande banderole déployée à l'entrée du centre touristique.

«Force d'opposition». A la veille du scrutin, l'homme parcourt une dernière fois un territoire dont il connaît chaque recoin. Sa circonscription s'étire entre la chaîne volcanique, les Ochils, et la rivière Forth. Une vallée fertile qui abrite une université moderne, quelques villages ruraux taillés dans le granit, de vieilles cités ouvrières et de tr

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