Toronto de notre envoyée spéciale
Au moment même où l'Organisation mondiale de la santé (OMS) retirait son avis déconseillant aux voyageurs de se rendre à Toronto, la plus grande ville du Canada accueillait une conférence internationale sur le Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras). Une centaine de spécialistes se sont retrouvés mercredi dans la capitale de l'Ontario pour mettre en commun leurs savoirs sur l'épidémie qui a fait 377 victimes dans le monde.
Décès. Regroupant une majorité de Canadiens, mais aussi des représentants du Centers for disease control (CDC-Etats-Unis) de l'OMS et de Hongkong, la conférence s'est terminée hier sur une note peu encourageante. Alors que les autorités de Toronto annonçaient le décès de 2 nouvelles personnes (portant le total canadien à 23), les responsables de santé publique ont reconnu que l'épidémie restait un mystère. «Le monde devra apprendre à vivre avec», a estimé Paul Gully, directeur général de Santé Canada. «Il ne faut pas se donner de faux espoirs en pensant que la crise va se résorber très vite a renchéri Stephen Ostroff du CDC. Il faut penser sur le long terme». Outre les incertitudes persistantes sur la transmission du Sras, son lien avec le coronavirus a été largement mis en doute. Des scientifiques canadiens estiment que non seulement celui-ci n'apparaît pas dans 60 % des cas suspects ou probables, mais qu'en outre, on le trouve chez 14 % de personnes qui ne sont pas diagnostiquées malades. Si la situation semble sous contr




