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En Irak, on prend les mêmes et on recommence

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Les Américains font appel aux anciens cadres du pays.

Publié le 08/05/2003 à 22h56

Difficile, pour les Américains en Irak, de faire le tri entre anciens affidés du régime et simples fonctionnaires. Dans nombre de ministères ou autres administrations, les deux catégories avaient tendance à se confondre. Visitant, hier, le ministère irakien des Affaires étrangères pour explorer une possible reprise de ses activités, le général Jay Garner, administrateur civil des Etats-Unis, a rapidement constaté que la plus grande difficulté à une relance de la diplomatie irakienne ne tiendrait pas dans la mise à sac des archives par les pillards, ni même dans l'absence d'un gouvernement pouvant impulser une politique internationale un tant soit peu souveraine. Mais le fait est que la plupart des diplomates en poste dans les chancelleries ont été nommés par Saddam Hussein qui semblait leur accorder sa confiance. Malgré les promesses d'en finir avec le régime précédent, les Américains ne peuvent reconstruire l'Etat irakien sans faire appel aux cadres de l'ex-administration qui, dans tout le pays, commencent à redresser la tête.

«Comme dans la plupart des régimes totalitaires, la majorité des personnes qui dirigeaient le pays étaient membres du parti unique», le Baas, reconnaît le général Jay Garner. «Certains étaient de bons cadres, d'autres étaient mauvais. Vous devez laisser tout le monde revenir, puis faire le tri. Cela prendra du temps.» Ainsi, au ministère des Affaires étrangères, Mohammed Amine Ahmed, l'ex-directeur général des affaires administratives, a été chargé de

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