Katmandou envoyée spéciale
Meurtri par sept années de guérilla maoïste, le Népal veut croire à la paix. Après une première rencontre, fin avril, le dialogue a repris, hier, entre les rebelles et le gouvernement du roi dans un hôtel de Katmandou. Un signe encourageant pour le pays qui respire depuis la signature d'un cessez-le-feu, fin janvier. Mais l'issue de ces pourparlers de paix reste incertaine comme en témoigne l'échec du précédent de 2001.
Les partis politiques tentent également de jouer les trouble-fête : évincés par le roi en octobre dernier, ils orchestrent depuis quelques semaines des mouvements de protestation dans les rues de Katmandou, ajoutant encore au climat d'incertitude. Les partis sont pourtant désignés comme les principaux responsables de l'expansion de la guérilla maoïste. «Ils n'ont rien fait depuis douze ans qu'ils sont au pouvoir, à part s'enrichir sur le dos du peuple», estime un jeune étudiant népalais.
Influence. Depuis 1990 et la démocratisation de la vie politique, les immenses espoirs des Népalais ont été largement déçus. «L'incurie des partis, la corruption généralisée, le mépris du pouvoir pour les préoccupations quotidiennes d'une population très pauvre, le quasi-abandon des régions éloignées de Katmandou, tout cela a permis au discours maoïste de remporter un certain succès au départ», commente un observateur. Les maoïstes, rentrés dans la clandestinité en 1995, ont peu à peu étendu leur influence sur la moitié du pays, arrivant jusqu'aux abor




