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Powell, homme pressé au proche-orient

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Le secrétaire d'Etat a rencontré Ariel Sharon et Abou Mazen.

Publié le 12/05/2003 à 22h58

Jérusalem

de notre correspondant

Il est venu, il a vu, mais a-t-il, et s'est-il, convaincu ? Colin Powell, secrétaire d'Etat américain, aura consacré un marathon de vingt-quatre heures pleines à la relance de la «feuille de route», l'initiative du «Quartet» (Etats-Unis, Union européenne, ONU et Russie) pour la fin du conflit israélo-palestinien et l'instauration d'un Etat palestinien d'ici à 2005. Porte-parole d'une «large stratégie régionale» et d'un «engagement personnel» du président américain, au cours de ce «tour de chauffe» diplomatique, son message aux deux parties aura été simple et direct : «Il est temps d'agir et de cesser vos préalables. Vous discuterez entre vous, dans la négociation, des points qui achoppent. Nous ne devons pas perdre un seul jour.»

Mais les sujets de controverse entre Israéliens et Palestiniens sont autant d'obstacles qui pourraient réduire à néant cette feuille de route. Ils concernent, pour l'essentiel, la définition même de ce plan, les gestes à faire de la part d'Israël en faveur de Mahmoud Abbas (alias Abou Mazen), pour faciliter son mandat de nouveau Premier ministre palestinien, la sécurité d'Israël et la fin du terrorisme, la surveillance internationale de l'application de la feuille de route, le droit au retour des réfugiés palestiniens...

Déconvenue. Côté israélien, Colin Powell a rencontré successivement Silvan Shalom, ministre des Affaires étrangères, Moché Katsav, président de l'Etat, Shaul Mofaz, ministre de la Défense, et Ariel Sharo

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