Ramallah envoyé spécial
Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères, a achevé au pas de charge, au camp de réfugiés d'Amari, à Ramallah, une visite marathon de vingt-quatre heures en Israël et à l'Autorité palestinienne. Entreprise périlleuse, toute d'équilibre, entre deux camps antagonistes, mais qui est intervenue le jour même où le gouvernement israélien a accepté la «feuille de route». Cette «chance» est à saisir, a dit aux uns et aux autres le chef de la diplomatie française.
Gestes. Que ce soit avec Nabil Chaath, son homologue palestinien, Yasser Arafat, président de l'Autorité, ou Mahmoud Abbas, il a confirmé le soutien de la France, tant en ce qui concerne les réformes de leur administration que la revendication à «faire justice au peuple palestinien», tout en «apportant des garanties de sécurité à Israël». Il leur a aussi réitéré les demandes de «mettre fin au terrorisme», tout en les assurant, devant «les effets dramatiques de l'occupation», qu'il avait demandé «des gestes» aux Israéliens : cessation des opérations militaires, gel des colonies, etc.
Avec la partie israélienne, dimanche, Dominique de Villepin a déployé un registre à la fois émotionnel et politique. Emotionnel, en rendant hommage à l'université hébraïque du mont Scopus, à Jacques Derrida, fait docteur honoris causa, et en prononçant, le soir, un discours de haute tenue, à l'inauguration des travaux du Comité de haut niveau pour le renforcement des relations France-Israël.
Avec son homologue i




