On se demandait pour quelle raison les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne figuraient pas au menu officiel des discussions du G8. On le sait depuis quelques jours : c'est pour éviter que le sommet des chefs d'Etat ne finisse en empoignade généralisée. En guise d'amuse-gueule, il y a eu la saillie de George Bush, la semaine dernière, accusant les Européens de «s'opposer à la cause de la lutte contre la famine», parce qu'ils lambinent à lever le moratoire sur la commercialisation d'OGM et donnent ainsi un signal négatif aux Africains. Lundi, c'est le pourtant peu sanguin commissaire européen au Commerce, Pascal Lamy, qui y est allé de sa petite gentillesse : «Accuser l'Union d'affamer le tiers-monde parce que nous ne le gavons pas de surplus OGM (...), c'est carrément inadmissible», a-t-il rétorqué à Bruxelles. Ambiance. A ce rythme-là, les discussions sur le sujet promettaient quelques jolies embardées diplomatiques. D'autant que la colère de Lamy masque les fortes dissensions européennes, opposant les pays entre eux et certains pays à la Commission. Tous sont officiellement en faveur d'une levée prochaine du moratoire sur les OGM, mais c'est peu de dire que les avis divergent sur le tempo à respecter. Ainsi, parmi les membres du G8, autres que les Etats-Unis, on trouve l'Italie et l'Allemagne qui sont mollement pour la levée du moratoire, mais pas tout de suite, le Royaume-Uni, qui est très pour, et la France, pas trop pour, mais qui vient d'autoriser en catimini qua
J- 4 Les OGM, un plat de résistances
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Publié le 28/05/2003 à 23h11
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