Washington
de notre correspondant
Ce week-end, depuis le Maine, où il se reposait chez son père, George W. Bush a encouragé publiquement les étudiants iraniens en révolte. «Les gens commencent à s'exprimer eux-mêmes en faveur d'un pays libre, et je pense que c'est positif», a-t-il déclaré au groupe de journalistes qui le suivaient à Kennebunkport. Cette courte phrase a eu le don de mettre en fureur les autorités de Téhéran : elles ont dénoncé cette «ingérence flagrante dans les affaires intérieures de l'Iran» et la «guerre psychologique» menée par les Américains. Téhéran a accusé également Washington d'avoir fait pression sur l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour que celle-ci exige davantage de contrôles.
Pressant. Les déclarations de Bush sur l'Iran sont constantes depuis son discours sur «l'axe du mal». Le 12 juillet 2002, dans une allocution consacrée à l'Iran, il a résumé sa position : la volonté de réforme exprimée lors des élections de 1997 n'y a pas été respectée, le pouvoir a été confisqué par des clercs non élus, et il est donc légitime de soutenir ceux qui portent les aspirations à la liberté.
Depuis la victoire en Irak, Washington s'est fait plus pressant encore. Au Pentagone, le régime iranien est accusé d'abriter des militants d'Al-Qaeda, d'accélérer son programme nucléaire, de tenter de favoriser un gouvernement théocratique chiite en Irak, d'être derrière une partie des mouvements de guérilla en Afghanistan, ou encore de vouloir faire dérailler




