Stockholm
de notre correspondant
La guerre en Irak continue de faire des victimes. La dernière en date est la Première ministre centriste finlandaise, Anneli Jaeaetteenmaeki, poussée à la démission mercredi soir, après seulement 63 jours à la tête du gouvernement. Anneli Jaeaetteenmaeki ne pouvait plus résister à ce que la presse finlandaise a baptisé le scandale de l'«Irakgate», la fuite de documents confidentiels du ministère finlandais des Affaires étrangères. Ces documents concernaient notamment des discussions, l'été dernier, entre le Premier ministre social-démocrate d'alors, Paavo Lipponen, et le président américain Bush.
Flagrant délit. Sommée de s'expliquer devant le Parlement mercredi, Anneli Jaeaetteenmaeki a affirmé que ces deux pages d'informations étaient arrivées à sa grande surprise sur son fax au numéro secret, et qu'elle ignorait son caractère confidentiel. Mercredi soir, Martti Manninen, un conseiller de la présidence, a rétorqué que c'est Anneli Jaeaetteenmaeki elle-même qui lui avait demandé ces documents et communiqué son numéro. Prise en flagrant délit de mensonge, la Première ministre a jeté l'éponge. Ce matériel avait été largement utilisé pendant la campagne électorale précédant les élections législatives du 16 mars, soit quatre jours seulement avant le début de l'offensive anglo-américaine en Irak.
Jaeaetteenmaeki, présidente du parti centriste, principale force d'opposition à l'époque, avait profité de ces informations pour jeter le doute sur la polit




