Pékin intérim
«Vous êtes numéro 1 en termes de software, nous sommes numéro 1 en termes de hardware. Si nous combinons software et hardware, nous serons les numéros 1 mondiaux», affirmait l'an dernier aux Indiens l'ex-Premier ministre chinois Zhu Rongji, en visite à Bangalore (la Silicon Valley indienne). Si cette formule choc provoque un scepticisme amusé chez les spécialistes de l'informatique, la volonté de resserrer des liens technologiques pour mieux faire tourner le moteur économique sino-indien semble tout aussi forte aujourd'hui dans l'esprit du chef du gouvernement indien, Atal Behari Vajpayee. «La convergence liant nos intérêts commerciaux en terme de technologies de l'information n'a pas encore été pleinement réalisée», déplorait-il, peu avant de s'envoler vers Pékin.
Potentiel de développement. En dépit d'une amélioration constante depuis quelques années, les échanges commerciaux sino-indiens n'atteignent, en effet, que 5 milliards de dollars, à peu près autant qu'entre la Chine et son modeste voisin vietnamien. Le potentiel de développement entre les deux pays les plus peuplés et les deux économies les plus dynamiques de la planète (environ 9 % de croissance annuelle pour la Chine et 6 % pour l'Inde au cours de la dernière décennie), reste donc impressionnant dans tous les secteurs économiques. Particulièrement celui de la haute technologie, où les deux voisins possèdent un savoir-faire notoire et complémentaire, un colossal réservoir de main-d'oeuvre bon marché,




